Comment considérer une photo du hasard ?

Un jour, un photographe qui est aussi un grand artiste, me montre quelques clichés et m'explique :

" Tu vois sur cette photo, ce détail qui la rend si étonnante, et bien au moment où je l'ai prise, je ne souviens absolument pas l'avoir remarqué. Cependant, je suis certain que mon cerveau l'a vu et c'est mon inconscient qui m'a commandé de déclencher à ce moment là. "

 

La photo ci-dessous est typiquement le fruit du hasard : c'est par mégarde que l'écran était en mode tactile et par inadvertance que le déclenchement a eu lieu.

Grand chasseur devant l'éternel, de soleil couchant, de rayon vert ou de lune rousse, lors de la découverte du cliché (je ne les consulte qu'à mon retour, sur mon Mac), comme il s'agit de 2 touristes japonaises, qui nomment leur île "Pays du soleil levant", j'ai eu envie de le titrer : " BLUE MOON AND SUNRISE "

 

Même s'il est relativement silencieux, j'ai bien entendu le bruit de l'obturateur, mais je ne m'y suis pas attardé, j'étais pressé. Le soleil pénètre difficilement dans les rues étroites de la ville, et il faut prévoir à l'avance quand il éclairera tel ou tel endroit, cela peut être éphémère.

Le détail anatomique de la jeune fille de droite, qui affleure de sa tenue vestimentaire, n'était pas très visible, mon point de vue était bien trop haut, comparé à celui de mon objectif qui se trouve souvent plus bas que le nombril.

 

On ne peut pas dire que le cliché soit extraordinaire, mais pour une photo du hasard, je la trouve réussie.

Cela dit, je préfère, et de loin, construire une image dans ma tête, et chercher ensuite à la réaliser, je ne déclenche que rarement au petit bonheur la chance. Autant donner un APN en mode rafale à un singe, lorsque la carte sera remplie, il y a de bonnes chances pour qu'un cliché présente de l'intérêt. Il n'y a ni gloire ni la moindre satisfaction à tirer d'un cliché dont on ne sent pas vraiment le maître d’œuvre.

 

 

Désolé, pas de nouvelle page sur le site ce mois-ci, encore, juste quelques corrections, par-ci par-là et un nouvel arrivant à la page "Sélection".

Le Pen F, encore un Olympus? Non, non, je n'ai pas d'action dans l'entreprise, mais l'innovation et la diversité y occupe, sans conteste, une place importante. Unanimement qualifié de rétro, je lui concède une très vague ressemblance avec son ancêtre des années 60, et avec son bouton "On/Off" un petit air de Leica M3 de la même époque, comme on peut le voir sur les photos :

 Cela dit, ça n'apporte pas grand chose à la qualité du boitier (On dira qu'en ce qui me concerne, que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était, ma bonne dame).

On appréciera :

- La taille et le poids

- le viseur déporté à gauche (et tant pis pour les gauchers une fois de plus, mais tant mieux pour les gros nez)

- le déclencheur à distance manuel, pour se la jouer vintage

- la haute résolution 50 Mégapixels en Jpeg, 80 en Raw

- la synchro flash haute vitesse

On regrettera :

- Le grossissement du viseur (x,0,62) inférieur à celui de l'EM5 II (x0,74).

- L'écran sur rotule alors qu'il était basculant sur l'EM5.

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