Pourquoi s'équiper en micro4/3?

Au moment de m'équiper en numérique, le choix était mince : il n'existait que 2 formats de capteur (APS-C et M4/3) pour les hybrides. Aujourd'hui, ils sont équipés de capteur minuscule (Pentax Q) jusqu'au plein format (Sony A7). Le poids, l'encombrement étaient séduisants mais d'autres raisons m'ont incité à faire ce choix. En premier lieu, il apparaissait comme une sorte de standard approuvé par plusieurs marques, Olympus et Panasonic pour les boîtiers, Leica pour les objectifs. La baïonnette est aujourd'hui adoptée par Kodak ou des petits caméscopes BlackMagic, et de nombreux constructeurs proposent maintenant une grande variété d'objectifs.


La qualité n'est pas toujours au rendez-vous, et la plupart des tests apportent peu d'informations objectives, j'ai donc décidé de tester moi-même, avec des mires, tous les objectifs qui me passaient entre les mains et trier les sites de tests de façon draconienne, la plupart présentant des conflits d'intérêts ou n'étant que des « sites ou blogs fictifs ». Dans l'onglet " MATERIEL"  à la rubrique "OBJECTIFS" (mode d'emploi), j'ai commencé à proposer une  "SELECTION" en commençant par ceux que je connais le mieux.

Les zooms présentent peu d'intérêt parce qu'ils sont de qualité modeste à leur focale extrême, et de faible luminosité. L'argument « luminosité » n'a pas toujours la même importance selon la focale et la formule optique.

 

EXEMPLES :

- En focale courte plutôt utilisée pour le paysage, une grande profondeur de champ est souhaitable, une grande ouverture ne se justifie donc que si la lumière est faible.

- Les objectifs Sigma, de type télécentrique, ont une ouverture relativement faible (f/2.8) mais ils donnent une résolution maximale dès la pleine ouverture et le vignettage est faible.

- Les zooms standards ont une faible ouverture (f/3.5) à courte focale (12 à 14mm). On sera donc amené à utiliser les hautes sensibilités, et encore plus faible (f/5.6) aux focales longues (42 à 50mm), particulièrement utilisées pour le portrait qui nécessite de bien détacher le sujet, autrement dit, qui nécessite une faible profondeur de champ c.à.d... une grande ouverture (aïe!). De plus, le vignettage est important en focale courte (on s'en passerait bien parfois), les distorsions non négligeables et la résolution en baisse aux focales extrêmes.

 

Le choix d'un boîtier n'est plus si simple, les trois exemple ci-dessus :

1) L'OMD EM5 Mark II couvert de boutons pourrait passer pour complexe à utiliser, en réalité non, parce que la plupart des touches sont personnalisables, quand on appuie dessus on sait donc ce qu'on fait puisqu'on l'a programmé soit même.

2) Le GX7 plus sobre, mais plein d'astuces intéressantes, comme son viseur orientable, des dimensions réduites, un flash interne rétractable, la stabilisation mixte... est vraiment attractif.

3) Le S1 sans viseur a un fonctionnement qui se rapproche beaucoup de celui d'un compact, mais avec la qualité d'image d'un capteur 4/3 et toujours des objectifs interchangeables et accessoires évolutifs.

L'écart entre ces boîtiers se situe aussi dans le prix.

 

Le choix des objectifs devient un véritable casse-tête :

A la rubrique "COURS DEBUTANT", je préconise de commencer par utiliser des objectifs fixes entièrement manuels (mise au point et diaphragme), ce qui permet d'apprendre et comprendre les rudiments de la photographie. Bonne nouvelle, on trouve de telles optiques à bas prix et ces objectifs ont l'avantage d'être pratiquement inusables donc facilement revendables. Une fois un peu d'expérience acquise, les objectifs AF et à commande du diaphragme automatique ou contrôlée seront utilisés à bon escient parce que les informations sur les paramètres de prise de vue (et bien d'autres) peuvent être affichées dans le viseur électronique. A la lecture de ces infos, l'expert saura parfaitement ce qu'il doit faire quand une modification s'avèrera nécessaire.

 

Mais bon nombre de photographes expérimentés préfèrent continuer à utiliser les objectifs manuels, d'une part parce que quand on maîtrise la technique, on a plus besoin d'être assisté par un robot, d'autre part il existe des objectifs manuels aux qualités exceptionnelles, le prix aussi :-(.

 

 

Dans la "SELECTION", je n'ai pas jugé utile de me justifier avec une montagne de chiffres qui ne parlent qu'aux opticiens spécialistes, et que l'on trouve déjà sur les sites de tests sérieux. Je me suis contenté de donner quelques indications utiles.

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